Gema. © Rubén Vicente Heras.

BBB, centre régional d’initiatives pour l’art contemporain

Photographes plasticiens de l’Aragon :

Vernissage le vendredi 11 mai à 17h30
en présence des artiste
s

du 11 mai au 22 juin
37/39, rue des Anges 31200 Toulouse
T. 05. 61.13.37.14
Du lundi au vendredi de 9h à 18h
Ouvert le samedi 12 de 9h à 18h
et le dimanche 13 de 14h30 à 18h.


RUBEN VICENTE HERAS
Dans une obsession constante de retranscrire le plus justement possible la réalité, tout en ayant conscience de cette impossibilité, Rubén Vicente Heras à travers « le portrait », tente de restituer fidèlement la personne en ce qu’elle « est ». Les portraits se composent de deux parties. L’une, en bas, qu’il dénomme de « Chambre Noire » : personnes de son entourage photographiées dans un univers familier ; l’autre, en haut, est une image d’une matière ou d’un objet scanné qui apparaît par transparence. Il l’associe à cette personne comme valeur symbolique. La lecture peut se faire aussi bien de haut en bas que de bas en haut. Cette verticalité, inspirée par la bande dessinée et le graphisme japonais, permet une plus grande unité entre les deux parties, ce qui intensifie le sentiment de dynamisme et de profond équilibre.
Caroline Pandelé/Iléana Gamas

GUILLERMO FARINA
Chispa de tren  (Étincelle de train) ; locution spécifiquement cubaine qui désigne la liqueur distillée de façon artisanale dans des alambics clandestins. Chispa de tren, c’est une phrase toute faite, courante dans l’argot de la Havane, et qui contient des formes variées essentiellement cubaines comme le « remanso », la danse, la fête, la joie, « jodedera y fajasón », et tout ce qui est lié à leur concept d’évasion comme pratique quotidienne. La « chispa » change la perception du réel et ouvre les portes de la communication et de la pagaille ; de la même façon que dans ce travail je présente ma Havane, jouant entre réalité et fiction. On mange de la « chispa », on dort avec de la « chispa », on se marie avec de la « chispa » et on divorce aussi avec de la « chispa ». Les plus optimistes l’appellent rhum. La technique utilisée est un mélange de procédés différents. D’un côté, j’utilise un appareil photographique (35 mm) pour la prise de vue, de l’autre, je numérise les négatifs obtenus pour réaliser le mélange des images au travers de l’ordinateur. Une fois montage et composition épurés, les œuvres sont imprimées en grand format. Guillermo Farina



El Laguito. © Guillermo Farina.